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Losmen et waroeng: rien de tel pour pimenter le voyage
Vous devez vous douter que je vais une fois de plus vous emmener en voyage à Bali…Car il me semble que cela fait quelques semaines à présent que je vous ai laissés en berne au bord d’un chemin poussiéreux de l’île des Dieux,et je tiens à réparer sur le champ ce manquement à tous mes devoirs d’hôtesse ! Pour ce faire,nous allons nous d’abord nous restaurer,puis nous reposer. Donc au programme:losmen et waroeng (ou encore warung,lisez “ouaroung”).
Manger à Bali
Je me demande si mon coup de coeur pour Bali aurait été aussi fort sans coup de foudre gustatif ? Car vous qui vous y rendez,réjouissez-vous,vous allez vous régaler ! votre voyage n’est probablement pas motivé par le désir de manger et pourtant C’est simple,là-bas,tout est succulent,y compris le thé trop sucré,délicieux à sa façon bien spéciale à lui,bu en pleine chaleur (sedikit gula donc). (une petite pensée pour moi qui pense à vous qui vous en mettez plein la lampe…)
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Mie goreng ou gastronomie balinaise traditionnelle ?
Petite précision:vous aimerez la nourriture A Bali,et non la gastronomie balinaise. Eh oui,il y a longtemps que la cuisine de la diaspora chinoise a séduit les Balinais,qui ont délaissé leurs propres spécialités,devenues difficiles à trouver,et ont réinterprété la cuisine chinoise de façon magistrale (à mon goût). Et c’est tant mieux,parce que la cuisine chinoise est l’une des plus saines au monde,ce qui est en soi une excellente raison de lâcher la bride à votre appétit ! Mie goreng à volonté ! Les plus curieux d’entre vous pourront toutefois tenter de déguster de cette cuisine de terroir, plutôt vers l’intérieur des terres semble-t-il,et je serais ravie d’en apprendre plus ! Je ne peux malheureusement que vous rapporter les propos glanés ça et là, mes hôtes ayant réussi à me faire passer toute envie d’y goûter:la gastronomie traditionnelle serait assez fruste,à base essentiellement de viande et de sang. (hum !)
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Le waroeng,un fastfood à la mode indonésienne
Pas de panique,la probabilité que vous en trouviez en présence de cela est donc faible. En revanche,fleurissent à tous les coins de rue les waroeng et autres carioles de marchands ambulants,qui proposent une nourriture délicieuse. Le waroeng est un peu le fastfood à la sauce locale,on peut y manger à toute heure de la journée,ce qui nous arrange bien. La nourriture y est si bon marché,que peu de Balinais cuisinent,y compris parmi les plus pauvres. Cela permet à de nombreuses personnes de vivre,puisqu’il est facile de s’improviser marchant ambulant. Les différents plats à disposition sont exposés dans une vitrine,et souvent un poste de télé passe les émissions et publicités indonésiennes qui ont un air de famille pour le moins criant avec ce que l’on voit chez nous (des ravages de la consanguinité…).
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Le charme du losmen balinais
Après ce délicieux repas,je vous conseille de vous loger dans un losmen,c’est tellement plus sympatique que de loger à l’hôtel ! Vous trouverez un peu partout des losmen très confortables,et même assez luxueux,les Balinais ont un goût assez sûr ! Je garde encore le souvenir de cette salle de bain à ciel ouvert (en soi cela est assez commun) dont les murs de pierre de lave noire étaient ornés de plantes. Sans parler de faire mandi,la toilette à la balinaise:l’on plonge un petit récipient dans une vasque remplie d’eau et l’on s’en asperge. C’est divin !
Une autre bonne raison de loger dans un losmen:vous pourrez y observer de plus près la vie des balinais et lier contact avec eux,mais aussi avec d’autres voyageurs qui auront beaucoup de choses intéressantes à vous raconter.
Sur le dernier cliché,le “Pony express”,à savoir mes amies les bebeks du petit matin,qui louvoient inlassablement en file indienne dans la cour intérieure. Ces satanées créatures n’ont pas eu l’heur de se laisser photographier (ou alors c’est moi qui se suis pas assez rapide !). Ah,ces petits matins balinais,quels moments magiques et paisibles: l’activité humaine est encore timide et permet au décor environnant,arbres,murs,pierres,vent,oiseaux,… de s’exprimer…
De l’art de choisir son losmen lorsque l’on évite la clim’
Si je peux me permettre une considération toute pratique,vous comprendrez rapidement que vous avez intérêt à faire entrer dans les critères de sélection de votre waroeng le matériau de contruction de celui-ci. Le béton est malheureusement souvent employé,et c’est dommage,car il accumule patiemment la chaleur tout au long de la journée,pour vous la restituer généreusement au cours de la nuit…Alors qu’un des matériaux traditionnels de l’île est le bambou:tressé,il forme une paroi qui est doublée,et qui laisse la maison respirer (et vous avec).
On a toujours besoin d’un plus petit que soi…
Une fois que vous aurez inspecté les murs,levez donc les yeux au plafond:à la nuit tombée,les tchitchacs (mes autres amis) investissent la pièce à l’envers,en une cohabitation pacifique. Je regrette bien de ne pas avoir pu photographier leur petite bouille sympathique,car je n’ai jamais réussi depuis à en trouver d’images,ni d’ailleurs de preuve de leur existence. Ce sont de petits cousins des geckos qui mangent les moustiques,c’est la raison pour laquelle il est fort utile de se lier d’amitié avec lesdits tchitchacs. Si vous avez des infos,là encore je serais heureuse d’en prendre connaissance !
J’ai réussi à retenir les deux premières strophes d’une comptine balinaise qu’apprennent tous les enfants de l’île,charmante de douceur et de naïveté,et qui me prouve bien que je n’ai pas inventé cette créature sympatique,et dont les paroles disent en substance qu’il y a un tchitchac sur un mur qui picore du pain dur qui mange des moustiques (retranscription phonétique):
“tchitchac,tchitchak,di ding ding
diyam diyam merayap”
(c’est là que ma mémoire flanche ^^ eh oui déjà !)
L’étape du jour de ce voyage éclair à Bali s’achève,mais soyez assurés que ce n’est pas la dernière !
Retrouvez le précédent article consacré au Voyage à Bali à vélo ou encore l’article consacré à l’éducation des enfants balinais




Les fenêtres nous apaisent
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