Lorsque le Vent du Nord rencontre Pampelichka…
C‘est ainsi que débute un conte qui,enfant, m’a fascinée,et au souvenir duquel je tiens beaucoup. Bien entendu je n’y comprenais rien et sans doute cette résistance du sens a ajouté au charme supplémentaire de l’historiette.
Miracle de Google je vous restitue le conte tel quel.
Si le terme Pampelichka (ou Pampeliska) est incontestablement slave, le conte semble provenir lui d’Amérique du Nord. Il y est question de la fleur des champs qui porte en français un nom malheureux la fleur de pissenlit ou encore parfois appelée “dent de lion”(le dandelion des anglais mais c’est là une autre histoire)
Lorsque le vent du Nord rencontre Pampelichka…
Dans leur langue,les Indiens des Terres Lointaines appellent la Brise du Sud Shawondasee,et le Vent du Nord Kabibonocca”dit le Vent d’Ouest avant de commencer sa nouvelle histoire. Ils ne peuvent pas se supporter et ne cessent de se quereller. L’un ou l’autre,chacun son tour,chasse son ennemi de la prairie pour le reléguer dans les plus lointains terrains de chasse.
C’est bien dommage,pensent les Indiens,que Shawondasee ne réussisse pas à faire fuir au loin son frère glacé Kabibonocca,à jamais. Mais Shawondasee est bien trop paresseux pour cela. Dès que le dernier flocon de neige soufflé par son frère glacé a fondu,il se vautre dans l’herbe et ne fait rien d’autre que s’étaler commodément,sur un côté puis sur l’autre,en fumant tranquillement.
Plus on s’avance vers l’automne,plus la Brise du Sud devient languissante. Shawondasee reste étendu et soupire. Les Indiens disent qu’il est mélancolique parce qu’il rêve à son amour perdu.
Mais qui est donc le grand amour perdu de Shawondasee ?
“Je m’en vais vous le dire”,déclara en riant le Vent d’Ouest. Un jour,Shawondasee se roulait dans l’herbe ;à son habitude il baillait,frottait ses yeux tout embrumés de sommeil. Tout à coup,il vit sur la prairie fleurie,se dresser,au loin… une jeune beauté aux cheveux d’or. La charmante apparition s’empara de son cœur au premier regard.
Vous pensez peut-être que Shawondasee se précipita vers elle ? C’est mal le connaître ! Ce paresseux resta allongé dans l’herbe,tout plein d’un ardent désir,bouche bée,les yeux tout écarquillés pour mieux admirer cette blonde apparition. Mais un matin,qu’il voulait encore contempler son lointain amour,il eut une cruelle déconvenue ! Pendant la nuit,les cheveux d’or de la jeune fille s’étaient changés en une sorte de couronne argentée,comme s’ils étaient recouverts de givre.
Shawondasee se dit amèrement:“Cela est sûrement un tour de ce cruel Kabibonocca.”
Il poussa d’énormes soupirs,projetant tout alentour son souffle brûlant. Quelque chose de léger et de blanc,quelque chose comme des flocons de neige,vola dans les airs et la belle jeune fille se dissipa telle une brume matinale.
Shawondasee ne savait pas et jusqu’à maintenant,il n’a jamais soupçonné que sa jeune beauté n’était qu’une Pampelichka.
Mais qu’est-ce qu’une Pampelichka ?
C’est une jolie fleur d’un jaune d’or qui depuis fleurit nos campagnes. Elle avait défleuri,il ne lui restait plus que ses légers filaments blancs et quand Shawondasee avait si fort soupiré,il les avait fait s’envoler dispersant ainsi toutes les graines…
Mais Shawondasee a l’imagination tout aussi paresseuse qu’il l’est lui même. Et il ne sait que s’étendre dans l’herbe et soupirer…

Racines
C’est toi qui a pris cette photo ? Je la trouve magnifique…J’aime beaucoup ce flou,les couleurs…Ça en dit long !
Merci pour ton adorable commentaire.
Prochainement je vous préparerais un post sur les tatouages mais un peu particulier…SURPRISE
En attendant,si tu souhaites découvrir Bruxelles,c’est le moment de passer me voir !
Belle journée,bises.
M.