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Je vous propose aujourd’hui de continuer notre escapade en pays hellène. Le hasard des vols proposés par les compagnies low cost m’a menée à Thessalonique,ville que je ne connaissais pas,et friande de flâneries urbaines,j’ai parcouru les rues de la capitale de Macédoine avec beaucoup de plaisir. Mais au fait, comment dites-vous ? Thessalonique ou Salonique ?

Thessalonique,Salonique,une histoire de noms
Comme son nom ne l’indique pas,Thessalonique n’est pas la capitale de Thessalie,une région pourtant voisine,mais de la Macédoine. Cette région a donné à l’histoire mondiale un nom illustre,celui d’Alexandre le Grand,roi de Macédoine, d’où il prit son élan pour conquérir le monde…Ou presque: il conduisit ses armées (décimées il est vrai) jusqu’aux rives du Gange…Encore un Grec qui fit un beau voyage !
D’ailleurs,si vous discutez avec un Grec âgé,il prononcera immanquablement le nom d’une ville,française ou non,dans laquelle il est venu travailler quelques années,lorsque ce ne sont pas ses fils et filles qui sont partis faire des études à l’étranger. La diaspora reste d’actualité pour les jeunes grecs attirés par des opportunités de carrière et des conditions de vie plus conformes à leurs désirs.
Mais revenons à la ville qui nous intéresse: lesquel des deux noms employez-vous :Salonique ou Thessalonique ? Je me suis souvent posé la question,puisque de nombreux français emploient le premier,Salonique. J’ai enfin résolu ce mystère: Thessalonique a perdu une partie de son nom sous la domination Ottomane qui n’a pris fin qu’en 1912 pour cette ville. Le nouveau gouvernement prend un ensemble de mesures afin d’effacer les traces de ce passé:le fez disparaît,et Salonique retrouve son nom antique.
C’est pourquoi je m’amuse de cette pancarte:il semble que nos amis anglophones emploient eux aussi volontiers l’ancien nom,et que le pragmatisme des grecs s’en accommode !
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Thessalonique,une ville paradoxale
Plus que partout ailleurs,la modernité joue des coudes avec la Grèce séculaire et multiplie les paradoxes. Car non loin de là,le Mont Athos et ses nombreux monastères laissent s’échapper une nuée de popes qui parcourent les rues de Thessalonique. Ici,une image tirée de la rue Egnatia,l’une des principales artères qui déversent au coeur de la ville un flot ininterrompu de citadins affairés. Car,reconnaissons-le,l’un des principaux charmes des villes grecques est non pas l’architecture urbaine,mais l’ambiance qui règne dans les rues. Si vous avez aimé Athènes tout en déplorant le stress inhérent à une trop grande ville,vous trouverez dans Thessalonique une petite soeur tout aussi attachante,mais bien plus apaisée !
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Puisque l’on est dans le domaine religieux,j’ai encore envie de vous conseiller la visite du Musée de la présence juive. Le visage que présente Thessalonique la moderne est bien différent de ce qu’il fut il y a un siècle. Thessalonique était alors la ville européenne qui comptait la plus grande communauté séférade. Pour tout dire,la communauté juive la composait pour moitié. Deux catastrophes ont changé la donne et bouleversé à jamais la physionomie de la ville:le grand incendie de 1917,qui a rasé la vieille ville,et la folie meurtrière de l’Holocauste.
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Le visage de la Grèce moderne
Les villes grecques,où le meilleur côtoie le pire…A l’image des autres villes du pays,Thessalonique présente à qui lève le nez en arpentant ses rues un visage de …béton. En cherchant bien vous trouverez quelques bâtiments datant du début du siècle,des immeubles de verre,et encore des immeubles de béton…Le tout baigné dans le brouhaha de la circulation urbaine.
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Parfois un brin de fantaisie se glisse dans tout cela. Ici,un pied de lierre part à l’ascension d’une austère façade (bétonnée),et la pare d’un brin de folie. La plage ne se cache pas que sous les pavés !
Et là forcément,je n’ai pas pu m’empêcher de voir comme un clin d’oeil au Green Graffiti d’Edina Tokodi.
La voyez-vous,cette ébauche de paysage qui m’a amusée ?
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Voici un exemple des travaux de la plasticienne (son nom pourrait suggérer une origine nippone,mais cette artiste est) hongroise. Inspiré par les murs végétalisés,le green graffiti utilise la mousse et mime souvent une vie sauvage et naturelle,paradoxe au coeur de la ville.
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Mais revenons à Thessalonique,si vous le voulez bien ! Nous parlions de son charme,un point sur lequel je ne cèderais pas ! La lumière de la ville fait fuir les habitants à l’ombre,et le tumulte des rues ne s’apaise même pas à l’heure de la sieste . Ici,une vision fugitive:un petit passage tranfiguré par la lumière.
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Cette première promenade dans les rues de Thessalonique touche à sa fin. Je vous invite à me suivre dans une prochaine déambulation dans les rues de l’Agora,le marché traditionnel de Thessalonique. Et voici un petit avant-goût de ce qui vous attend !
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Merci Patrick,la prochaine série présentera quelques clichés de l’agora.
@ Hasard:moi aussi,ça me donne bien envie de repartir ! (cri du coeur) ^^ En effet,vous pratiquez vous-même volontier ce type de cadrage ^^ J’ai beaucoup hésité d’ailleurs,je voulais mettre l’accent sur la qualité de la lumière et de l’ombre sur les façades blanches,mais le cliché originel est beaucoup plus large. Après moults essais,j’ai éliminé une zone plus sombre sur la droite. Et je laisse là encore libre court à mon vieux démon favori:photographier ce qui est suspendu…^^
Mini reportage très intéressant. J’avoue avoir un faible pour la vieille ville.
Bonne continuation.
Je ne connaissais pas du tout,ton texte et tes photos me donnent envie de re-partir en vacances…!!
Mention spéciale pour la dernière photo !! Un cadrage comme j’aime en voir !
Bonjour Edwige ! Heureuse que ce voyage virtuel vous ait plu !
merci pour le voyage!!!!!!!!!!!!!!! je voudrai le réel mais ………….