.
.

.
.
.
L’enfant et l’arbre
Fruit du hasard,le film L‘arbre de Julie Bertuccelli est actuellement en salle. Il y est question d’une petite fille qui parle à son arbre,convaincue que son l’âme de son père défunt s’y est réfugiée.
Je n’ai pas (encore) vu ce film,mais les thèmes autour desquels il se déploie m’intéressent au plus haut point,ne serait-ce que parce que moi aussi,enfant,je parlais aux arbres ! Je grimpais en haut du Grand Cerisier,et je lui racontais des tas de choses des plus intéressantes…C’était tout un poème,le Grand Cerisier ! Cet arbre avait la faveur des gamins du quartier,car non seulement il produisait chaque printemps de jolies fleurs blanches et délicates,mais il nous donnait l’illusion d’avoir notre jardin.
Intrépide,il fallait l’être pour parvenir à en faire l‘ascension,car les premières branches étaient rares,mais nous avions trouvé une technique de grimpe,acrobatique mais efficace. C’était véritablement une initiation,alors autant dire que nous conservions jalousement le secret de cette technique ! Car il était fantastique,cet arbre: à son sommet le tronc s’achevait avec trois branches qui s’évasaient en fouche. Elles formaient ainsi un véritable trône végétal,d’où l’heureux bambin pouvait observer tout le quartier et tutoyer les oiseaux ! Nous lui avons voué une adoration fervente,et sans limite. Jamais arbre fut-il plus aimé par des enfants ?
.
A quoi rêvent les arbres ?
A présent,restent une profonde sympathie pour ces grands silencieux et un intérêt pour le mystère de la vie végétale. Quoi de plus fou que cette croissance formidable,cette poussée permanente vers le haut ? L’arbre met en circulation les énergies,celle de la lumière du soleil,mais aussi l’énergie de la terre,plus sombre,qui sourd des minéraux et de la décomposition de la vie organique.
Cette dualité est exprimée par les contes et les mythes,dans lesquels l’arbre et la forêt peuvent être perçus comme une entité tantôt bénéfique,tantôt malveillante et hostile à l’homme. Aussi l’on trouve encore aujourd’hui à travers le monde des rituels de célébration de l’arbre par les hommes:arbre à loques que les pèlerins viennent orner,arbres sacrés qui reçoivent les offrandes,tel le banyan,arbre sacré de l’Indonésie et de l’Inde. On plante des arbres pour célébrer des naissances et des mariages,car leur croissance rythme la vie placée sous sa protection. Et l’on raconte à nos enfants des histoires qui mettent en scène des forêts enchantées.
Mais l’arbre,lui,à quoi rêve-t-il ?




Impressions de Macédoine (Grèce)
Les arbres rêvent qu’un jour l’homme sera moins égoïste et saura respecter le monde végétal comme il se doit.
J’adore regarder les arbres qui se balancent au vent lors de la saison d’automne,les feuilles brillent sous le soleil et c’est vraiment très jolie à voir!
Quel joli compagnonnage,mon Reverend ! Et cet arbre-ci,prospere-t-il ?
Ni bonheur ni malheur,il nous suit notre vie entière comme une âme sœur.
Toutefois,dans la résidence où j’ai grandi,se trouvait dans la cour un énorme saule pleureur. Petit il me semblait être le pilier du ciel et j’aimais jouer en dessous. Puis,en grandissant,je me suis rendu compte qu’un divin hasard faisait que mes difficultés concordaient avec les siennes. A chaque fois que j’étais blessé,il l’était aussi. Peut être est-ce mon arbre au Bénin qui lui a dit de me protéger en prenant un peu de ma peine et en me donnant un peu de sa force?
parfois il semble que le vent doux leur soutire un peu de leurs reves et qu ils murmurent dans leur sommeil. peut etre que si l on ecoutait bien,nous pourrions nous en faire une idee
argh ! et cet arbre doit il vous porter bonheur,ou autre ?
A quoi rêve les arbres…Jolie question…
Le jade de la première photo me plonge dans un univers onirique,ça c’est sûr !
Petit rite qui pourrait vous intéresser:
Je suis né au Bénin,et là bas la tradition veut que lorsqu’un enfant nait,son placenta est enterré sous un arbre,ainsi il grandit avec lui. Bien qu’ayant grandi en France,et étant arrivé trop jeune pour me rappeler de lui,je pense souvent à cet arbre en me demandant ce qu’il est devenu
(bon,si ça trouve,il a connu le même sort que l’arbre de Snoopy,il a fini en parking)