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A l’évocation de Bali,je suppose que l’image qui vous vient immédiatement à l’esprit est celle de paysages de rizières qui s’étalent à flanc de côteau.
Bien que j’ai pu les observer à loisir lors de mon voyage autour de l’île de Bali à vélo,je suis revenue avec relativement peu de photographies de ces rizières. En général,photographier les paysages m’intéresse peu. En revanche,les épouvantails balinais ont attiré mon objectif et vous leur devez ces quelques photos.
L’inventivité avec laquelle les Balinais cherchent à préserver leurs récoltes de l’appétit des oiseaux m’a séduite. Vous pouvez le voir,il existe différents types d’épouvantails,dont le principe est généralement celui d’un assemblage de différents objets destinés à être agités par le vent. A mon sens,du véritable art brut !
Cette tâche incombe également à de jeunes garçons qui se relaient afin de préserver la prochaine récolte. Ils se tiennent dans ces petites cahutes copieusement recouvertes de feuilles séchées,sortes de nids douillets. Les techniques employées varient:certains jettent des cailloux,d’autres manipulent d’ingénieux systèmes de cordes qui agitent des chiffons à différents endroits du champ. Épatant. Il faut dire que cela concerne les champs de petite superficie,généralement des parcelles familiales.
Autre élément clef du décor:les bebeks. Ce nom charmant désigne les canards balinais. Il s’ébattent joyeusement dans les rizières,j’ai cru comprendre qu’ils jouaient un rôle important dans la fertilité des rizières. Tandis qu’ils se nourrissent des mauvaises herbes, leurs fientes enrichissent la terre. D’ailleurs,pour cette même raison,vous trouverez également dans les rizières balinaises des …poissons ! Impossible de les photographier,et pour cause ! L’avantage est que les Balinais vivant à l’intérieur des terres disposent ainsi de poisson frais à volonté pendant les mois de l’année durant lesquels les rizières sont inondées. Pas mal,non ?




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